Et merde pour lui ! ( Sylvie / King Charles )

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Lataupe
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Et merde pour lui ! ( Sylvie / King Charles )

Message par Lataupe »

Bon dimanche à tous !
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Millais * Ophélie.

énigme oulipienne :
Royal canin...
deux mots (4 & 7 )
Dernière modification par Lataupe le mar. mai 05, 2026 1:12 pm, modifié 1 fois.
Latite
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Re: Et merde pour lui !

Message par Latite »

???? Caniche

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Re: Et merde pour lui !

Message par Lataupe »

Bénon Corinette ! je te rappelle qu'il y a deux mots... :biggrin:
Lataupe
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Re: Et merde pour lui !

Message par Lataupe »

deux mots anglais..qui font une race
Latite
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Re: Et merde pour lui !

Message par Latite »

Welsh Corgi Pembroke

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Sylvie
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Re: Et merde pour lui !

Message par Sylvie »

king Charles
Lataupe
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Re: Et merde pour lui !

Message par Lataupe »

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Yess Madam Sylvie
Au trente-et-un du mois d’août (bis)
Nous vîmes venir sous l'vent à nous (bis)
Une frégate d’Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C’était pour attaquer Bordeaux !

Buvons un coup,
Buvons en deux,
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Le commandant du bâtiment (bis)
Fit appeler son lieutenant (bis)
« Lieutenant te sens-tu capable,
Dis-moi te sens-tu-z-assez fort
Pour prendre l’Anglais à son bord ? »

Le lieutenant, fier-z-et hardi (bis)
Lui répondit : « Capitain’-oui (bis)
Faites branle-bas à l’équipage
Nous allons hisser pavillon
Qui rest’ra haut, nous le jurons ! »

Le maître donne un coup d'sifflet (bis)
En haut larguez les perroquets (bis)
Largue les ris et vent arrière
Laisse porter jusqu'à son bord,
Pour voir qui sera le plus fort ! »

Vire lof pour lof en arrivant (bis)
Je l’abordions par son avant (bis)
À coups de haches et de grenades,
De pics, de sabre et mousquetons,
En trois cinq sec je l’arrimions !

Que dira-t-on du grand rafiot (bis)
À Brest, à Londres, et à Bordeaux (bis)
Qu’a laissé prend’ son équipage
Par un corsaire de six canons
Lui qu’en avait trente et si bons !
Variantes

Dans certaines variantes, la fin du deuxième couplet est « pour aller crocher à son bord »[16]. Le nombre de canons du navire corsaire varie également (six[17], quinze dans certaines versions[16]). Une autre version du premier couplet donne[18] :

« Le trente et un du mois d’août
Nous aperçûmes, vent debout,
Une frégate d’Angleterre
Qui chargeait la mer et les flots !...
C’était pour aller à Breslau ! »

Pendant la Première Guerre mondiale, la chanson est modifiée par les soldats français et transposée au conflit[19] :

« Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux,
À la santé des gars de France
Et Merde pour le Kaiser,
Qui nous a déclaré la guerre »

Une version paillarde de la chanson existe également, où il n'est plus question de combat naval, mais d'une île déserte où les marins ont de très nombreux rapports sexuels avec des jeunes femmes[20].
Analyse

La chanson célèbre la victoire navale française contre un adversaire plus puissant (trente-six canons anglais contre six ou quinze sur le navire français)[16].

« En plus de célébrer la victoire, c’est également la supériorité tactique du groupe qui est mise à l’honneur »[16].

Les couplets font appel à un vocabulaire maritime précis : frégate, crocher, gabier, matelot, larguer les ris, tandis que le refrain est étranger à l'univers marin[16].

La gestuelle associée au chant permet de renforcer la cohésion du groupe des chanteurs (en particulier chez les militaires) et facilite la mémorisation des paroles[16].

Cette chanson est aussi un exemple de chauvinisme[21]. Les paroles du refrain, qui célèbrent le roi de France, sont devenues au XXIe siècle, selon Adeline Poussin, une référence générique à la nation française plutôt qu'à un régime en particulier : « [le refrain] contribue symboliquement à l’ancrage historique du groupe et à l’expression du dévouement de chacun de ses membres pour la nation, quel que soit le régime politique en place »[16]. Les paroles explicitent un lien entre les membres d'un groupe, dont les Anglais sont clairement exclus[16]. L'insulte lancée au souverain ennemi, anglais (« et merde pour le roi d'Angleterre »), contribue en miroir à construire une image de la nation adverse « objet de toutes les détestations et haines »[21]. Cette détestation reçoit une certaine justification par la phrase suivante « qui nous a déclaré la guerre ». Pour Philippe Hamon, cela est propre à de nombreux discours haineux qui ont besoin de se justifier pour se légitimer[21].

L'univers festif est présent dans le refrain, avec les paroles « buvons un coup » et « à la santé »[16]. Le chant incite ainsi à boire du vin ou de l'alcool, de manière collective, pour célébrer la victoire : « le chant est associé à la victoire, signe de la fin du conflit et d’un retour à la paix, dans le but de souder le groupe autour d’un esprit festif afin de parer aux diverses tensions générées par la vie communautaire »[16].
Enregistrements

La chanson a été de multiples fois enregistrée, en particulier par :

Marcel Nobla et sa bordée, 1955, Pathé, chansons de bord sous la direction d'Armand Hayet
Dorothée dans la longue série du Jardin des Chansons - Tirée de l'émission Récré A2 Discopuce
Les Quatre Barbus (1997)[22]
Les Frères Jacques
Bodh'aktan
Les Marins d'Iroise[23]
Jacques Yvart
Simone Bartel

Références

Camille Vignole, « Robert Surcouf (1773 - 1827) La guerre de course avec panache », Herodote,‎ 27 mars 2023 (lire en ligne [archive]).
Hardy & Hardy (1811), p. 202.
Naval Chronicle, Vol. 4, pp. 344–5.
Levot 1866, p. 495.
Hennequin, p. 384.
Julien Covolo, « Au trente et un du mois d’Août [archive] », sur CB Philo et Lettres (consulté le 8 septembre 2022).
« Le trente et un du mois d'août [archive] », sur Bretagne.com, 21 juin 2019 (consulté le 8 septembre 2022).
Embarque... garçons, La Hutte, 1937, 374 p..
http://www.defense.gouv.fr/terre/chants ... mois-daout [archive]
Chansonnier des éclaireurs, Éditions Arc tendu, 1941.
Thierry Bouzard, « Le chant militaire français : un patrimoine vivant », Revue historique des armées, no 242,‎ 15 mars 2006, p. 98–113 (ISSN 0035-3299, lire en ligne [archive], consulté le 31 août 2022).
Pierre Sizaire, Traité du parler des gens de mer, Editions Patrimoines & médias, 1996 (ISBN 978-2-910137-19-9, lire en ligne [archive]), p. 160.
Stéphane Brosseau, « Chant et identité », Inflexions,‎ 2019, p. 115-121 (DOI https://doi.org/10.3917/infle.040.0115, lire en ligne [archive]).
Jean-Michel Gouvard, De la langue au style, Presses universitaires de Lyon, 5 novembre 2019 (ISBN 978-2-7297-1090-3, lire en ligne [archive]), p. 55.
« Chants de marins [archive] », sur www.netmarine.net (consulté le 24 juin 2020).
Adeline Poussin, Le chant militaire et sa pratique actuelle dans les Troupes de marine (Thèse de doctorat en ethnomusicologie), Université Nice Sophia Antipolis, 29 novembre 2014 (lire en ligne [archive]), p. 308-310.
Mario Roques, « Guillaume Apollinaire et les vieilles chansons », Revue des Deux Mondes, no 2,‎ 1948, p. 311–321 (ISSN 0035-1962, lire en ligne [archive], consulté le 31 août 2022).
Villiers de L’Isle-Adam - Le Nouveau-Monde, 1880.
Łukasz Szkopiński, « L'argot dans les chansons des soldats de la Grande guerre », Linguistica, vol. 58, no 1,‎ 14 mars 2019, p. 51–63 (ISSN 2350-420X et 0024-3922, DOI 10.4312/linguistica.58.1.51-63, lire en ligne [archive], consulté le 31 août 2022).
Stéphanie Saint Martin, Mémoire maritime : un palimpseste des représentations (Mémoire de master histoire et anthropologie), Université de Pau et des pays de l'Adour, 2015 (lire en ligne [archive]), p. 153.
Philippe Hamon, « Pour une poétique du chauvinisme: Esquisse », Poétique, vol. N° 190, no 2,‎ 2 novembre 2021, p. 147–170 (ISSN 1245-1274, DOI 10.3917/poeti.190.0147, lire en ligne [archive], consulté le 31 août 2022).
Les Quatre Barbus, La pince à linge : [compilation] / Les 4 Barbus, ens. voc., Rym Musique ; distrib. Polygram. [S.l.], 1997 (lire en ligne [archive]).
« La formidable aventure de la chorale des Marins d'Iroise », Le Point,‎ 26 juin 2011 (lire en ligne [archive], consulté le 31 août 2024).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Au 31 du mois d'août, sur Wikisource

Bibliographie

Collectif, Guide des chants marins : Répertoire pour chanter à bord ou au port, Le Chasse Marée, 1997, 127 p. (ISBN 2-903708-73-8)
Hardy, Charles and Horatio Charles Hardy (1811) A register of ships, employed in the service of the Honorable the United East India Company, from the year 1760 to 1810: with an appendix, containing a variety of particulars, and useful information interesting to those concerned with East India commerce. (London: Black, Parry, and Kingsbury).
Joseph François Gabriel Hennequin, Biographie maritime ou notices historiques sur la vie et les campagnes des marins célèbres français et étrangers, vol. 1, Paris, Regnault éditeur, 1835 (lire en ligne [archive])


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